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Surpoids : les calories de l’alcool dans le collimateur

Des experts en santé publique réclament des étiquettes affichant l’apport énergétique des boissons alcoolisées, pour lutter contre le surpoids.

Il n’est pas nécessaire d’être un expert en diététique pour savoir qu’il vaut mieux éviter le sucre et le gras lorsque l’on surveille son poids. Réduire sa consommation d’alcool est, en revanche, un réflexe moins courant. Pourtant, les apports en calories d’un verre de vin ou d’une bière sont loin d’être négligeables. Un gramme d’alcool pur contient 7 calories, soit presque autant que le beurre (7,6) ! Au point qu’au Royaume-Uni, où surpoids et obésité concernent deux adultes sur trois, la Société royale de santé publique (RSPH) vient d’interpeller les autorités européennes pour réclamer que l’étiquetage nutritionnel devienne obligatoire sur les bouteilles d’alcool, à l’instar de ce qui se fait pour de nombreux aliments industriels.

Cette publication vise à faire pression sur la Commission européenne, le nouveau commissaire à la Santé Vytenis Andrutakitis s’étant engagé à se positionner sur l’étiquetage nutritionnel de l’alcool avant fin décembre.

Selon la RSPH, les boissons alcoolisées comptent pour environ 10% des apports caloriques chez les adultes. Shirley Cramer, l’une des dirigeantes de la société savante, estime que la mesure pourrait « contribuer à lutter contre le surpoids et aussi à réduire la consommation moyenne d’alcool », confie-t-elle à la BBC.

Méconnaissance

Contrairement aux idées reçues, le risque de surpoids est supérieur chez les personnes qui boivent beaucoup certains jours (binge drinking), par rapport à celles qui boivent régulièrement mais en moins grande quantité. Quant aux individus dépendants à l’alcool, s’ils peuvent présenter une perte de poids, c’est seulement parce qu’ils substituent l’alcool à la nourriture solide.

Un sondage commandé par la RSPH, réalisé auprès de 2117 personnes, montre que plus deux tiers des Britanniques sont favorables à l’étiquetage nutritionnel des bouteilles, et que seulement 3% s’y opposent. Par ailleurs, 9 adultes sur 10 évaluent mal les calories contenues dans une pinte de bière. Une expérience a montré que lorsqu’ils sont informés sur ce que leur apporte un verre d’alcool, les gens consomment jusqu’à 400 calories en moins en une soirée.

En France, le site du Programme national nutrition santé (PNNS) ne fait allusion qu’aux dangers de l’alcool pour la santé et pas à son impact sur la prise de poids. « Au-delà de 2 verres de vin par jour pour les femmes (soit 2 demis de bières ou 6 cl d’alcool fort) et de 3 verres de vin pour les hommes, l’alcool augmente particulièrement les risques de développer certains cancers (foie, voies aéro-digestives, sein), cirrhose et maladies cardio-vasculaires. Bière, vin, alcool fort, prémix… Tout compte ! », peut-on lire sur le site.

Dans l’hypothèse où l’étiquetage nutritionnel des alcools n’était pas retenu par les autorités européennes, la RSPH appelle les fabricants à appliquer d’eux-mêmes cette mesure.

Le Figaro - 4 novembre 2014
 
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