"Cela signifie joie en hébreu", précise le patron de la brasserie moderne d’Hartmannsdorf, un village situé à 15 kilomètres de Chemnitz, dans la Saxe (est). "La production de A à Z est minutieusement contrôlée par le rabbin", assure-t-il.
Sur le site de la fabrique, un silo spécial conserve jusqu’à 30 tonnes de malt casher qui doit servir exclusivement à la fabrication de cette pils blonde contenant 4,9% d’alcool.
La plantation comme la récolte de l’orge et du houblon qui proviennent d’un agriculteur bavarois, est surveillée à la loupe. Les conservateurs sont tous interdits. La levure est fabriquée maison, l’eau provient des trois puits d’Hartmannsdorf.
Conformément aux préceptes du judaïsme, la "Simcha" ne doit entrer en contact avec aucune goutte d’une bière traditionnelle que ce soit dans les cuves ou dans la tuyauterie en acier nickel-chrome, sous peine de se voir ôter son attestation casher. Elle est brassée et mise en bouteille séparément, après un nettoyage très protocolaire.
Ce respect strict des règles a un coût : la "Simcha" se vend près de 80% plus cher qu’une bière traditionnelle. |