
- La Petite Venise, composée de maisons de pêcheurs en rangée
Romantique à souhait, Bamberg a déjà reçu le titre de « ville rêvée des Allemands ». Elle appelle à la lenteur, à la contemplation. Pas de place ici pour les accros du téléphone portable ni pour les éternels stressés. D’ailleurs, on n’en a vu aucun lors de notre passage. Pour bien s’imprégner du charme de la ville et se familiariser avec l’allemand - on y parle très peu anglais -, on voudra y demeurer au moins trois ou quatre jours. De Francfort, on met moins de trois heures en train.
Quand on laisse nos pas nous guider à travers les rues de pavés sans trop penser, on passe immanquablement d’un coup de coeur à un autre : la mairie-pont (1460), la Nouvelle Résidence (1605) et sa roseraie, la cathédrale impériale (XIIIe siècle), le monastère Saint-Michel, la Petite Venise composée de maisons de pêcheurs en rangée, etc.
Pour parcourir la ville, la voiture est bien inutile, voire problématique. La bicyclette ? Un efficace réseau de pistes cyclables traverse la ville et ça roule : tasse-toi de là mon oncle ! La circulation à deux roues est omniprésente à Bamberg. Les hôtels louent d’ailleurs à bon prix des vélos à leurs clients.
Si Bamberg se fait vieille - mais pas du tout défraîchie, doit-on préciser -, sa population est exceptionnellement jeune. Grâce à la présence d’une université en plein coeur de la ville - on reconnaît les campus aux innombrables vélos stationnés devant les façades -, quelque 8000 étudiants font grouiller la place. Le jour comme la nuit. Les oiseaux de nuit y trouvent facilement leur compte entre les différents bars qui ne semblent jamais vouloir fermer, en semaine comme le week-end. Les cafés et les bistros sont nombreux, surtout dans la rue piétonnière menant à la mairie-pont.
Bamberg est le paradis de la bière, nous ont dit des amateurs de houblon. Un peu moins qu’avant, paraît-il. On compte neuf brasseries locales contre 65 en 1818 ! On doit essayer la bière fumée Rauchbier.
Si la ville est inondée de touristes allemands pendant les week-ends - du moins, lors de notre passage -, on ne s’y sent jamais à l’étroit. Il y a toujours un coin tranquille à découvrir, un banc de parc où s’asseoir, une terrasse où boire un verre. En empruntant la rue escarpée menant au monastère Saint-Michel, dont les bâtiments adjacents datent de 1015, on ne rencontre que des résidants, un sac de provisions dans une main, la laisse de leur chien dans l’autre. Dans la roseraie de la Nouvelle Résidence, un petit goûter sur la terrasse permet de relaxer avec vue sur la ville et le jardin.
C’est sur la Maxplatz que ça bouge : avec un marché, des boutiques, des artistes ambulants et, pourquoi pas, un bon gelato au passage ! |